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1914

Août 1914 : la déclaration de la guerre et l’invasion allemande du territoire français

plan d'attaque par les allemands
03 août :

Déclaration de la guerre

Déclaration de la guerre :  L’Allemagne avait minutieusement préparé l’invasion de la France dès 1905 à travers un plan d’attaque initialement conçu par le Général Schliefen , qui prévoyait de contourner les armées alliées massées aux frontières et fixées par les armées allemandes de l’est, en passant par la Belgique puis en se dirigeant vers Paris via l’ouest de l’Oise. 

24 août :

La 5ème Armée (Gal Lanrezac), défaite à Charleroi, se replie, entrainant avec elle le reste  des armées alliées.

En moins d’une semaine, le Chemin des Dames est atteint sans toutefois devenir immédiatement une ligne de front.

1er septembre :

A marche forcée, les troupes françaises, harassées, traversent le Chemin des Dames, passent sur le rive gauche de l’Aisne et poussent en direction de la Marne sur laquelle se regroupent les autres forces alliées en prévision de la bataille décisive.

Cette retraite de l’armée alliée est mêlée aux flots de réfugiés civils français et belges.

2 septembre :

Les allemands atteignent le Chemin des Dames et le franchissent en quelques heures.

5 septembre :

Offensive alliée ouvrant une brèche entre la 1ère  (Général Von Kluck) et la 2ème (Général Von Bulow) armées allemandes. Le piège se retourne contre les allemands.

6 au 11 septembre : Retraite allemande

Pour ne pas subir le même sort, les deux armées allemandes sont obligées de battre en retraite jusqu’aux abords de l’Aisne, talonnées par les alliés qui veulent les repousser jusqu’aux frontières.

Pendant l’offensive alliée, une brèche s’est créée entre les deux armées allemandes dans laquelle les alliés cherchent à s’engouffrer ; c’est le Corps expéditionnaire britannique (BEF) qui s’en charge, ne trouvant devant lui que de la cavalerie soutenue par des détachements de toutes armes.

Ils avancent de 100 km et abordent les rives de l’Aisne entre Venizel et Berry-Au-Bac le 12 septembre.

Le BEF est situé entre la 6ème Armée française (Général Maunoury) à sa gauche et la 5ème Armée (Général Franchey D’Esperey) à sa droite. Il va essayer d’élargir la fissure dans la région de Braine et Bourg-et-Comin.

12 septembre: fin de la retraite allemande

La 1ère Armée allemande traverse l’Aisne. Profitant du ralentissement de la poursuite alliée liée à la fatigue et à l’état des routes dégradé par des pluies torrentielles, elle se positionne sur les hauteurs de la rive Nord qui représentent une fortification naturelle entre Venizel et Condé avec la 5e division du 3e CA. A l’issu, les ponts sont détruits.

La 6e Division du 3e CA marche depuis Tartiers en direction de Nanteuil-La-Fosse

La 2eme armée allemande, elle doit se positionner de Berry au Bac vers Reims

La cavalerie allemande tient les avants poste de Condé, Vailly , le Chemin des dames jusqu’aux rives de l’Aisne maintenant une fragile liaison entre les 2 armées.

La 25e Brigade de Landwehr (13e division 7e CAR) détachée de la 2e Armée et aidée par des détachements de cavalerie (Uhlans) doit venir se positionner  au niveau de Braine pour bloquer le passage de la Vesle et freiner l’avancée l’alliée.

Ce dispositif devait repositionner les 2 armées et permettre l’arrivée de la VIIe Armée dont la mission est de combler définitivement la brèche entre la 1e et 2e Armée ( le 7e CA doit arriver en premier en provenance de Maubeuge qui vient de céder suivi du 15eCA venant de Lorraine)

La retraite allemande est terminée! Leur front ayant été réorganisé, solidement retranchés sur les hauteurs et protégés par une artillerie lourde supérieure aux alliés, les allemands sont prêts à en découdre.

Les anglais arrivent aux abords de l’Aisne en fin de journée après avoir nettoyé la poche Chassemy-Braine avec sa cavalerie appuyée par les avant-postes d’infanterie. Ils repoussent en liaison à sa droite avec la cavalerie française, la 25e Brigade et la cavalerie allemandes derrière l’Aisne.

Ils ne pensaient pas s’y arrêter, leur objectif étant pour le 13 une ligne Chavignon-Lierval-Chamouille-Neuville.

Le soir, Le 1er CA (1e et 2e Division) cantonne devant Bourg-et-Comin, le 2e CA (3e et 5e division) devant Vailly et le 3eCA (4e Division) devant de Bucy-le long.

 13 septembre au 13 octobre :

Le 13, les avant-gardes des 3 Corps Anglais franchissent l’Aisne en jetant des passerelles car tous les ponts sont détruits sauf celui de Condé défendu âprement par les allemands.

Le 14, le Corps Expéditionnaire prend l’offensive. Il progresse lentement; l’ennemi ayant délaissé les ravins, est retranché sur les hauteurs et bloque toute progression.

La ligne anglaise, partout en contact, descendait obliquement vers le sud-ouest : lisère sud de Beaulne-crête du Tilleul-La Croix sans tête (quelle ne tenait pas)-Cour Soupir-Les Grinons- route de Chavonne à Vailly et pentes nord de Vailly.

Dans le secteur devant Ostel, les 2e et 3e divisions anglaises font face à la 6e division allemande

(IR20,IR24,FR35,IR64,FAR3,FAR39).

Les positions restent figées malgré des offensives infructueuses jusqu’au 13 octobre.

offensives septembre

Octobre - novembre 1914 : les batailles de Vailly et de Soupir

13 octobre :

Les 2 et 3e divisions anglaises sont relevées par la 69e division française (6e Armée).

A partir du 25 octobre, le secteur autour de Vailly est soumis à un bombardement intensif prémices d’une offensive allemande d’envergure.

 30 octobre :

les allemands attaquent et refoulent les français sur la rive gauche au niveau de Vailly.

 1er novembre :

A nouveau un bombardement intense, les allemands renouvellent la même tactique dans le secteur entre Chavonne et la ferme du Metz.

3 novembre :

Les français sont également refoulés sur la rive gauche dans ce secteur en faisant sauter les ponts derrière eux. Ils maintiennent une tête de pont sur la rive droite en face de Pont-Arcy ou la 69e Division se relie avec la 35e division à sa droite.

La 69e division passe sous le commandement de la 5e Armée.

 6 novembre :

le général de la 5e Armée lance une offensive pour reconquérir le terrain perdu par la 69eDR; l’objectif est de rependre pied sur le plateau au nord de l’Aisne entre Ostel et Braye (La Croix sans tête-La Cour Soupir).

La 69eDR prend position entre Vailly et Soupir relié à la 1e DI sur sa droite.

Les français reprennent Soupir puis sont stoppés dans le bois de la Bovette. Ils piétinent également devant Chavonne et la ferme du Metz

Malgré des combats jusqu’au 10 novembre, les positions ne changent pas, nous sommes même ramenés à la rivière au niveau de Chavonne.

13 novembre :

Le commandant de la 5e armée, voyant que la situation n’évolue pas et que les pertes sont très élevées, décide de stabiliser le front . La nouvelle ligne est : Ferme du Metz-Soupir-Pont de Chavonne-prolongée au sud de l’Aisne depuis Cys-la commune jusqu’à la Vesle.

Le secteur redevient calme et le 25 novembre, la 69e DR étend son front au nord est jusqu’à la ferme du Metz (à la place de la 1e DI) ou elle se relie à la 35eDI.

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