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1918

Chemin des dames 1918

Février 1918: Les américains arrivent

A partir du 19 janvier 1918, la 26e DI US (“Yankee Division”) arrive sur le Chemin des Dames et occupe le devant entre Pinon et Braye. Cette division de 20000 hommes est mélangée avec les troupes françaises sur place (21e DI) à la guerre de position. Dans notre secteur, il s’agit du 93e RI et du 64e RI

Elle quitte le secteur le 18 mars non sans avoir laissé une trace indélébile de son bref passage dans les nombreuses carrières ou ces hommes ont stationnés.

Les traces les nombreuses et les belles dans la carrière de Froidmont (Braye)

site sur la carriere de Froidmont

Les américains occupent également Osté et les alentours soit comme position d’artillerie (101e FA) ou comme ligne arrière pour l’infanterie (101e INF).

inscription mur ostel
inscription ostel

Offensive allemande du 27 mai 1918

offensive 27 mai 18 avancee troupes reserve

Avancée des troupes de réserve allemandes le 27 mai

Dans la nuit , ils déclenchent une très forte préparation d'artillerie qui neutralise la 1ère ligne française et ses bases arrières. Ils emploient également massivement les gaz.
C'est le corps du général WICHURA qui attaque notre secteur.
A 3h30, les allemands franchissent l'Ailette, protégés par un barrage d'artillerie roulant devant eux.
A 5h00, ils grimpent les pentes pour accéder au plateau du Chemin des dames qu'ils atteignent à 7h00.
Entre 8h00 et 9h00 , ils occupent déjà les plateaux de Folemprise et de la Croix-sans-tête.
Vers 11h00, ils arrivent à Chavonne. Les français (21e DI du 11e CA) de leurs côté sont très éprouvés par préparation d'artillerie allemande puis sont submergés par l'infanterie ennemie trop nombreuse.
Les pertes sont énormes, à la fin de la journée la 21e DI perdra 6300 hommes morts, blessés ou prisonniers. Les troupes françaises rescapées qui ont réussi à se dégager refluent vers l'Aisne, talonnées par les allemands. Le Commandement français fait l'erreur de d'envoyer la division de réserve (157eDI ) à l'attaque pour récupérer le terrain perdu en lui faisant passer l'Aisne au lieu de la laisser résister derrière cet obstacle naturel : Elle est également défaite et les ponts sur l'Aisne ne sont pas détruits.
Les allemands franchissent la rivière aisément et se dirigent vers la Vesle qu'ils atteignent dans la soirée. Les français leur résistent temporairement sur les hauteurs au dessus de Chassemy et St Mard avec la 39e DI également dernier renfort disponible. Les allemands n'avaient pas prévus au départ d'aller au delà de la Vesle. Mais l'ampleur inattendue du succès de leur offensive et la faiblesse de l'opposition en face d'eux, les décident à continuer à avancer: en quelques jours ils atteignent la Marne et la vallée de l'Ourcq. Le 06 juin, ils sont à 60 km de Paris.

La reconquête française

Mi-juin les allemands ne progressent pratiquement plus en Champagne et dans le sud de l’Aisne.

Les français reprennent l’initiative le 18 juillet sur la Marne, le Tardenois et l’ouest du Soissonnais avec les 6e et 10e Armées soutenues par les chars et des divisions des USA.

Le 2 août, Soissons est représ.

Ils vont devoir une nouvelle fois attaquer le Chemin des Dames

La dernière bataille du chemin des dames

Le 1 er septembre, la 10 e Armée de MANGIN aborde le plateau entre l’Ailette et l’Aisne et se heurte à une vive résistance allemande. Ces derniers ont regroupés des divisions pour 1 er ordre pour ce secteur stratégique. Il faut 40 jours aux alliés pour reprendre le Chemin des Dames. En même temps, la 6 e Armée se dirige sur la Vesle   qu’elle traverse ensuite   sur l’Aisne (remplacée par la suite par la 5 e Armée).  

Du   14 au 17 septembre, la 162 e DI (43 e , 127 e et 327 e RI) aidée par les chars, et épaulée à droite par 25 e DI (16 e, 98 et 105 e RI) combat dans la vallée de l’Aisne pour reprendre VAILLY. Elle est chassée le 26 par les allemands (IR85). Le Lendemain, un 43 Bataillon du e RI et du 16 e RI   reprennent la après de durs Localité combats. Enfin, le 28 septembre, les allemands cèdent et évacuent les hauteurs nord de VAILLY pour se replier vers l’Ailette. La 25 e DI en profite et s’engage dans le ravin d’OSTEL; à la fin de la journée elle se trouve au niveau des fermes de FOLEMPRISE et de LA NOUE. De son côté, la 162 e ,  bloquée sous-là dans le bas de l’éperon des GRANDS RIEZ au nord de VAILLY se rencontre en marche vers LA ROYERE. A 13h00, elle rejoint la ferme de ROUGE-MAISON et à 17h, le 43eRI est arrêté par les mitrailleuses devant la ferme de GERLAUX. Un 18h20, la ferme est le prix. Dans la nuit, l’aile gauche de la 5 e Armée qui était restée depuis le début de l’offensive derrière l’AISNE traverse la rivière entre CHAVONNE et VAILLY dans le secteur protégé par la 121 e DI. C’est la 3e division italienne (75,76, 89 et 90e RII) qui vient de monter en ligne, elle a relevé le français sur l’AISNE au niveau de CHAVONNE à partir du 22 septembre).

Le 29, La 162e DI reprend sa progression vers les VAUMAIRES et l’épine de CHEVREGNY. Du côté de la 25e DI, le 16e RI attaque à partir de 8h00 se heurte à une vive résistance allemande. A 13h00, après une préparation d’artillerie, le 16e RI  accompagné du 105e RI repart à l’attaque vers OSTEL qui sera pris dans la soirée. A 17h45, l’église d’OSTEL est en feu. La 121e DI qui est montée en ligne durant la nuit entre la 162e et la 25e DI, attaque avec le 404e RI depuis GERLAUX vers CERTEAUX pour déborder au nord le centre de résistance d’OSTEL qui bloque la 25e DI. Ces 2 unités se relient en fin de journée au niveau du CHATEAU RUINE. Les italiens, à droite, enlevaient CHAVONNE et ses hauteurs, occupaient vers midi la ferme de la COUR-SOUPIR et abordaient le village de SOUPIR.

 

Entrée du cimetière Italien de SOUPIR

Le 30 septembre, La 25e DI est relevée par la 121e DI. Le 404e RI se relie à droite avec la 3e DI italienne sur le plateau de la COUR-SOUPIR (sans  détenir la CROIX-SANS-TETE) et à sa gauche avec la 162e DI avec pour objectif de prendre le canal. Dans l’après-midi l’attaque est lancée mais la progression est bloquée par une violente réaction de l’infanterie allemande et de son artillerie

L’attaque repartit le 1er octobre à 6h00. La résistance parut moins vigoureuse et les tirs d’artillerie plus faibles. Les italiens, ce même jour, poussant vers l’est, ont dégagé VIEIL-ARCY et longent le canal alors que les mitrailleuses les obligent à marquer un arrêt devant SOUPIR qu’ils finiront par occuper. De la COUR-SOUPIR ils parviennent à la CROIX-SANS-TETE.

Le 2 octobre, la 121e DI (36,404 RI, 45,48, 55 BCP) progressait légèrement à l’est et au nord de l’EPINE DE CHEVREGNY.

Le 4 octobre, la 121e DI poussait sur le plateau de la ferme de FROIDMONT et l’éperon des VAUMAIRES. Les italiens attaquaient depuis la CROIX-SANS-TETE jusque SOUPIR  pour atteindre le canal. Les allemands résistèrent jusqu’au 9 octobre sur cette ligne puis cédèrent et se replièrent sur l’AILETTE.

Les allemands ne reviendront plus sur le CHEMIN DES DAMES (avant 1940 !)

Côté allemand, c’est la 18e Division (IR85, IR86, IR31) qui résista dans  le secteur de VAILLY, tandis que la 10e DR (FUS37, RIR37, IR155) se replia plus au nord (AIZY-PARGNY-CHEVREGNY).

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